Les commandes sont ouvertes pour la saison des plantations 2026 / 2027.

Réouverture de votre pépinière le samedi 31 octobre 2026. Reprise des expéditions lundi 9 novembre 2026.

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Sécheresse et canicule : les bons gestes pour préserver vos fruitiers

Cette année 2026 est marquée par la chaleur, la sécheresse et les canicules à répétition. Qu’ils soient installés depuis de nombreuses années ou fraîchement plantés, les fruitiers souffrent des températures extrêmes et du manque d’eau.

Nous ne maîtrisons pas la météo, mais nous pouvons agir à notre niveau pour accompagner au mieux nos arbres et limiter les pertes. Grâce à quelques gestes simples, faciles à mettre en œuvre, et avec un peu de bon sens, il est possible de préserver efficacement nos végétaux.

Voici 5 conseils pour bien passer l’été

1. L’arrosage

C’est évidemment la base de l’entretien de vos végétaux. Mais savez-vous précisément quelle quantité d’eau apporter, à quel moment intervenir et comment arroser efficacement, sans gaspiller cette ressource précieuse ?

Avant d’entrer dans les explications, voici les points essentiels à retenir.

À retenir

10 à 15 litres d’eau par fruitier à chaque arrosage.

Arrosez en fin de journée, idéalement après le coucher du soleil.

Privilégiez un arrosage fractionné : apportez une partie de l’eau, laissez-la pénétrer, puis complétez quelques minutes plus tard.

N’arrosez jamais le feuillage, uniquement le sol.

Tous les 2 à 3 jours en terrain sableux, tous les 3 à 4 jours en terrain argileux.

Paillez le sol pour conserver l’humidité et limiter les besoins en eau.

Quelques repères pour mieux comprendre :

  • 1 mm de pluie correspond à 1 litre d’eau réparti sur 1 m² de sol.
  • En période de forte chaleur ou de canicule, l’évapotranspiration (ETP) atteint 6 à 8 mm par jour. Elle correspond à la quantité d’eau qui s’évapore du sol et du feuillage. Selon l’humidité de l’air, le vent et l’ensoleillement, cette valeur peut varier.

Compte tenu de ces éléments, vous pouvez prévoir un apport de 10 à 15 litres d’eau par fruitier à chaque arrosage.

Privilégiez un arrosage fractionné : versez une partie de votre arrosoir, passez à l’arbre suivant, puis revenez terminer l’arrosage une fois que l’eau a eu le temps de pénétrer dans le sol.

Pour un arrosage réellement efficace, intervenez en fin de journée, idéalement après le coucher du soleil, lorsque les températures commencent à baisser. N’arrosez jamais le feuillage : les gouttes d’eau peuvent agir comme des loupes et provoquer des brûlures sur les feuilles.

Adaptez ensuite la fréquence des arrosages à la nature de votre terrain :

  • en sol très sableux et drainant : un apport tous les 2 à 3 jours en période de sécheresse et forte chaleur ;
  • en sol plus argileux, qui retient davantage l’humidité : un arrosage tous les 3 à 4 jours peut suffire.

Gardez toujours en tête que l’objectif est de maintenir un bulbe d’humidité autour des racines, et non de détremper le terrain. L’arrosage fractionné est l’une des clés de la réussite.

Selon l’âge et la taille de votre fruitier, les racines occupent une surface plus ou moins importante. Pour un jeune arbre, arrosez principalement sur un diamètre d’environ 50 cm autour du tronc. Pour un sujet plus âgé et plus développé, vous pouvez étendre la zone d’irrigation jusqu’à 1 mètre de diamètre.

Si vous devez vous absenter quelque temps, ou si vous souhaitez simplement gagner du temps, vous pouvez installer un réseau de goutte-à-goutte automatique ou utiliser des oyas. Ces systèmes de diffusion lente sont particulièrement adaptés aux fruitiers.

À l’inverse, il est contre-productif d’apporter une très grande quantité d’eau en une seule fois en pensant être tranquille pendant plusieurs jours.

Une seule situation justifie un apport plus important : lorsqu’un fruitier, oublié depuis longtemps, commence à perdre ses feuilles, que certaines branches se dessèchent et que le sol est devenu très compact et extrêmement sec. Dans ce cas, vous pouvez apporter 20 à 30 litres d’eau en une seule fois afin de réhumidifier profondément la terre, puis reprendre ensuite un rythme d’arrosage normal, comme indiqué précédemment.

Cet arrosage d’urgence peut permettre de sauver un arbre, mais il ne compense pas le stress déjà subi à cause du manque d’eau.

Enfin, après une forte pluie (orage) sur un sol très sec ou après un arrosage abondant, binez légèrement la surface du terrain. Une terre ameublie conservera mieux son humidité et limitera l’apparition de crevasses qui accélèrent le dessèchement en profondeur.

2. Le paillage

Nous vous en parlons régulièrement, mais le paillage joue un rôle essentiel dans la lutte contre la sécheresse.

Sur un sol paillé, l’évapotranspiration est pratiquement divisée par deux. L’eau apportée lors des arrosages reste donc beaucoup plus longtemps disponible pour les racines.

Paillage au pied des fruitiers au verger partagé.

Le paillage limite également les risques de brûlure du tronc par réverbération sur les sols clairs.

En cas d’orage, il protège le sol du compactage et de l’érosion. L’eau s’infiltre plus lentement, plus profondément et profite davantage aux végétaux.

3. L’application de talc ou d’argile

Comme nous l’expliquions récemment dans notre actualité consacrée à la mouche de la cerise et à la drosophile Suzukii, le talc et l’argile créent une fine barrière protectrice sur le feuillage et les fruits.

Cette couche agit comme une véritable « crème solaire » en limitant les effets des rayons UV. Sa couleur blanche réfléchit une partie du rayonnement solaire et réduit ainsi l’échauffement des végétaux.

En limitant le stress subi par vos fruitiers, vous les aidez également à mieux résister aux maladies et aux ravageurs, qui s’attaquent plus facilement aux arbres affaiblis.

Pommier après application de talc pour le protéger du soleil.

Mélangez 500 g de talc ou 300 g d’argile kaolinite dans 10 litres d’eau, puis pulvérisez le feuillage et les fruits avant les fortes chaleurs.

Naturelle et efficace, cette méthode laisse cependant un léger voile blanc sur les fruits, qui disparaîtra simplement après un rinçage avant leur consommation.

4. La pose d’un voile d’ombrage

Sur les jeunes arbres, dont la ramure est encore peu développée, il est relativement facile d’installer un voile d’ombrage.

Celui-ci peut être posé directement sur le végétal s’il est très léger ou suspendu au-dessus de l’arbre afin de limiter l’exposition directe au soleil.

Choisissez de préférence un voile ou un tissu de couleur claire afin d’éviter une surchauffe sous la protection.

5. La plantation sur plusieurs niveaux

Profitez de l’ombre créée par vos fruitiers adultes pour installer des petits fruits.

Framboisiers sous un cerisier adulte.

Les framboisiers, cassissiers ou encore groseilliers apprécieront cette ombre partielle. Veillez toutefois à les positionner de manière à ce qu’ils bénéficient de quelques heures de soleil chaque jour.

Laissez d’abord votre jeune arbre s’installer pendant les deux premières années afin qu’il développe correctement son système racinaire. À partir de la troisième année, vous pourrez associer différentes espèces et profiter d’un jardin plus diversifié.

Quelques précautions supplémentaires

Évitez toute intervention sur vos fruitiers pendant les périodes de forte chaleur.

Si vous observez des branches brûlées, nécrosées ou desséchées, ne les taillez pas immédiatement. Attendez la fin de l’été, ou mieux encore l’automne, lorsque l’arbre sera moins stressé. Vous pourrez alors supprimer les parties mortes à l’aide d’outils parfaitement désinfectés entre chaque arbre.

Comme vous le constatez, ce sont souvent une multitude de petits gestes qui font la différence en période de sécheresse.

Surveillez régulièrement vos arbres, soyez attentif aux changements d’aspect soudains et faites confiance à vos observations. En restant connecté au vivant, on prend souvent les bonnes décisions.