Verger partagé : Plantation de la suite du verger.
Actu février 2026
En octobre dernier Jeanne, Florent et Samuel ont convenu de se retrouver au verger le 21 décembre pour la suite de la plantation. C’est donc par une froide matinée d’hiver que le vergé partagé s’est agrandi dans la bonne humeur.
La semaine précédente Florent, le « pointilleux » du groupe, a matérialisé au sol l’emplacement de chaque plant afin que les rangs soient alignés en tout sens. Quand on implante un verger on le fait pour plusieurs décennies alors autant que ce soit esthétique.

Le jour J, chacun a son poste, le temps est compté, il faut travailler efficacement.
Samuel adepte de la mini-pelle, pilote l’engin loué pour l’occasion. Avec 80 fruitiers à mettre en terre, pas question de creuser à la main ! Il creuse méticuleusement les trous dans la terre meuble. Le verger est un pré depuis l’époque napoléonienne, le sol est donc souple, aéré, plein de vie et propice au bon développement racinaire de nos fruitiers.
Pendant ce temps, Jeanne procède à l’habillage des racines, avant la mise en terre. Tout en s’assurant que le plant soit bien droit, Jeanne et Florent rebouchent les trous et tassent la terre pour éviter les poches d’air qui risquent de dessécher les racines.

Au vu de la population grandissante de chevreuils dans le secteur et de l’expérience du printemps dernier, il est convenu de protéger les arbres dès leur plantation. Des bandes de grillage à gibier sont découpées et positionnées autour des troncs. Trois tuteurs de bambou sont placés à l’intérieur du grillage pour le maintenir en place et éviter que celui-ci ne blesse l’écorce.

Le système de tuteurs autour de l’arbre nous permet de positionner des élastiques qui le maintiennent sans risque de blessure, de frottement ou d’étranglement. Qu’importe la méthode, le principal est que l’arbre demeure droit et ne soit pas stressé par le vents.

Enfin, une épaisse couche de paille est déposée au pied de chaque fruitier afin de :
- protéger les racines du gel hivernal,
- limiter la pousse d’herbe qui pourrait générer une concurrence hydrique avec l’arbre,
- maintenir l’humidité et la vie du sol
- évite l’effet mécanique des pluies répétées l’hiver.

Pour finir, Jeanne a relevé toutes les variétés afin de faire un plan du verger. Les étiquettes ne sont pas assez résistantes pour traverser toutes les saison. Nous vous recommandons toujours de noter l’emplacement de chaque variété et de retirer les étiquettes dès que possible.

Nous n’avons pas taillé les fruitiers dès la plantation car une vague de froid était annoncée et elle a bien eu lieu. L’équipe procèdera à cette étape fin février / début mars quand le risque de grosses gelées sera écarté.

La vague de froid a apporté une quantité de neige inhabituelle en Anjou, le verger s’est paré d’un manteau blanc de toute beauté.
Pour notre plus grand bonheur le verger partagé prend forme. Nous avons hâte de manger nos premiers fruits mais patience car les plantations de l’année ne doivent pas s’épuiser en produisant du fruit. Nous retirerons les fruits si certains poussent dès cette année et nous n’en conserverons qu’un ou deux par arbre sur les plantations de l’année dernière. Ce petit « sacrifice » vaut largement la peine pour assurer une bonne implantation et donc de belles récoltent futures.
